Mardi 2 août 2005

TRISTESSE ET CONSTERNATION
Le trafic de bois précieux fait des ravages
LE LONG DE LA VALLÉE DU CUTIVIRENI

Août 2005 : Nous ne revenons pas de notre dernier voyage avec de bonnes nouvelles.



La vallée est, depuis trois mois, envahie par les bûcherons travaillant pour les entreprises de bois précieux.
C’est l'acajou qui est visé.


Nos amis Asháninkas voient, depuis la fin du mois de mars, leur territoire ancestral envahis par des dizaines d'hommes armés de tronçonneuses.

Ceux-ci abattent tous les acajous qu’ils repèrent, jusqu'au plus profond de la vallée du Cutivireni.


Ces hommes ont également des fusils et ils chassent, tuant une grande quantité de gibier dans la région.



CET ABATTAGE EST TOTALEMENT ILLÉGAL

1 - L'acajou est un arbre qu'il est interdit d’abattre au Pérou.
2 - Il est de toutes les façons obligatoire d'obtenir un permis pour l'abattage de n'importe quel arbre que ce soit. Mais ces hommes n'ont aucun permis d’abattage, aucun papier expliquant la raison de leur présence.
3 - Ces hommes abattent des acajous au sein des territoires asháninkas qui sont interdits de pénétration par des colons. Ils abattent également l'acajou plus à l’intérieur du territoire, au sein de la réserve communale ashánihka, territoire appartenant au gouvernement péruvien, et enfin ils abattent de l'acajou jusque dans la réserve naturelle du parc national Otishi.


La situation est dramatique pour cette forêt primaire et pour les Asháninkas isolés volontaires de Vilcabamba.
La situation est aussi dangereuse pour ceux qui tentent de s'opposer à ce massacre écologique.
Dangereuse pour les Asháninkas qui veulent se mettre en travers du chemin des bûcherons.
Dangereuse pour ceux qui soutiennent les Asháninkas.
 
par Jéromine Pasteur publié dans : L'association Chaveta
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