1 - L'acajou est un arbre qu'il est interdit d’abattre au Pérou.
2 - Il est de toutes les façons obligatoire d'obtenir un permis pour l'abattage de n'importe quel arbre que ce soit. Mais ces hommes n'ont aucun permis d’abattage, aucun papier expliquant la raison de leur présence.
3 - Ces hommes abattent des acajous
au sein des territoires asháninkas qui sont interdits de pénétration par des colons. Ils abattent également l'acajou plus à l’intérieur du territoire, au sein de
la réserve communale ashánihka, territoire appartenant au gouvernement péruvien, et enfin ils abattent de l'acajou jusque dans
la réserve naturelle du parc national Otishi.
La situation est dramatique pour cette forêt primaire et pour les Asháninkas isolés volontaires de Vilcabamba.
La situation est aussi dangereuse pour ceux qui tentent de s'opposer à ce massacre écologique.
Dangereuse pour les Asháninkas qui veulent se mettre en travers du chemin des bûcherons.
Dangereuse pour ceux qui soutiennent les Asháninkas.
Lorsque l'on sait d'où proviennent les objets que l'on possède, et dans quelles conditions ils ont parfois été arrachés à la nature, on n'est pas très fier de soi.
Tout ceci vaut également pour les fourrures, l'ivoire, et tant d'autres choses dont ont peut se passer et qui font l'objet de tous ces trafics.
Sans clients, il n'y aurait pas de trafic. Les clients sont donc aussi coupables que les trafiquants. Grace à ce que tu nous montre là, il ne pourront plus dire qu'ils ne savaient pas!