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Mardi 17 juillet 2007
Les couleurs de Chaveta seront portées par Yannick Allain pour la Transat 6,50 édition 2007 !

Le 15 septembre 2007 partira de la Rochelle la course au large "transat 6,50". Parmi les 75 skippers au départ, Yannick Allain a décidé de porter les couleurs et la mission de Chaveta.

Il explique lui même pourquoi sur son site (www.yannick-allain.com):

"Face aux enjeux Ecologique planétaires, je souhaite sur ma traversée défendre la sauvegarde « des richesses de notre planète ». Mon bateau "Centifolia-Chaveta" sera baptisé au départ de la Rochelle par Jéromine Pasteur et portera les couleurs de son association "Chaveta" durant la course grâce à la représentation d'un enfant d'une école Ashaninka dans ma voile."

 

Jéromine sera marraine et baptisera le bateau avant le départ.


La course
La transat 6,50, c'est la traversée de l'Atlantique en solitaire sur un monocoque de 6,50 mètres.

Départ de La Rochelle mi-septembre 2007,
Arrivée de la première étape à Lanzarote,
Arrivée à Salvador de Bahia fin octobre.

par Jéromine Pasteur publié dans : L'association Chaveta
Vendredi 13 juillet 2007
(Extraits de la Newsletter Chaveta N°12)

Nous , tous ensemble, pouvons être fiers d'être arrivés à ces résultats.
Sans les donateurs , Chaveta , ses écoles, ses actions, n'existeraient pas.
Alors, continuons ensemble : les écoles sont un succès et aussi un frein à la coupe de bois illégale , trafics, etc...
Il faut continuer ce que nous avons créé et continuer à protéger ces populations contre certains appétits financiers...

L'association est toujours gérée par 4 bénévoles en France relayée par d'autres au Pérou, nous arrivons à ces résultats car nous souhaitons que tous vos dons aillent là bas, sur le terrain, chez les Ashaninkas.
Cette année nous bouclons notre budget, il faut continuer, pour eux.
Nos donateurs sont le socle sur lequel nous avons construit ces écoles et notre action.

1 - Mais tout d’abord, pour nos écoles, qui fonctionnent grâce à vous, tout va bien
210 enfants ashaninkas, entre 4 et 12 ans, de la région du alto Ené (province de Satipo au Pérou) profitent pour leur plus grande joie du bénéfice des cours proposés par l’association Chaveta. Il est important de savoir que 30% de la population Ashaninka du Pérou est totalement dépourvue d’appui scolaire, malgré la requête des populations concernées.
De plus, les écoles nationales, mises en place par l’éducation péruvienne depuis quelques années, et ce seulement sur les sites les plus abordables le long des grands fleuves, n’ont jamais tenu compte de la différence ethnique entre les instituteurs (originaires des montagnes andines) et la population à laquelle s’adresse les cours.
Ce genre d’éducation, qui vise en fait à déposséder les Ashaninka de leur culture ancestrale, est, et demeure, une véritable calamité à tous points de vue.
Au sein de Chaveta, ce sont 5 instituteurs indigènes Ashaninkas, bilingues, spécialement formés pour distribuer une pédagogie appropriée, qui assurent les cours de façon adéquate. Le souhait de six autres villages désirant bénéficier des écoles Chaveta est la plus belle preuve du juste fonctionnement de l’oeuvre de l’association.
De façon plus large, à travers Chaveta, cours, informations et conseils apportés aux adultes, ce sont 436 familles de Vilcabamba qui réclament et profitent de notre soutien, de votre soutien.
En résumé, en plus du fonctionnement des cinq écoles, l’association Chaveta s’occupe sur place d’épauler à leur demande les populations indigènes; apporte conseils et soutiens aux femmes, enfants et adolescents Ashaninkas que l’arrivée de populations étrangères à la forêt déstabilisent.
Chaveta se bat de façon de plus en plus durement pour défendre les droits humains et culturels des Ashaninkas et de tous les peuples des forêts en général.


2 - La coupe de bois illégale
Cette mauvaise nouvelle est toujours d’actualité. Les bûcherons illégaux agissent en force.
Nous sommes sur le pied de guerre!
Mais comme depuis la nuit des temps, il faut des moyens pour vaincre.
Et ici le nerf de la guerre, c’est l’argent.
Beaucoup d’argent, et nous n’en avons pas assez.
Mais notre lutte contre l’abattage illégal continue.



3 - Pétrole……………!!!!!!!!! ????????
Oui, cette fois, les compagnies pétrolière ont commencé des prospections à Vilcabamba!
La zone désignée inclut tout le Ené, et bien sûr Cutivireni et Parijaro.
Nous sommes en attentes des «nouvelle» après la première réunion le 26 janvier de la compagnie pétrolière qui doit décider de la rentabilité de l’exploitation ou … non.
Sur place, «certains» se chargent de la préservation des conditions de vie des populations aux centres des zones touchées par les exploitations, mais à notre avis, et de façon dramatique, cette «préservation» n’est qu’une immense plaisanterie de mauvais goût!
«Certains autres» qui «défendaient» les Ashaninka se sont vendus à la compagnie…….
Au sein de l’association Chaveta, nous sommes bouleversés! Et en colère.
L’organisation Ashaninka de Satipo qui tente de défendre les communautés de Vilcabamba n’est que l’alliance de quelques hommes et femmes courageux mais dépouillés de moyens, s’opposant au Capital International.
Nous mêmes, tristement, ne sommes pas beaucoup plus forts.
Mais nous nous engageons à tout faire pour arrêter le massacre.
Aidez-nous!

Il nous reste aussi les écoles!
Les adultes, les enfants Ashaninkas désirent de plus en plus comprendre ce qui se passe. Puis apprendre à se défendre par eux mêmes.
Le droit à l’information, à la compréhension de ce qu’il leur arrive est au minimum ce que nous pouvons leur offrir.
Plus que jamais, les populations Ashaninkas de Vilcabamba ont besoin d’aide! Jamais je ne les abandonnerai.
Et vous, que décidez-vous? !

Vous comprenez combien nous avons besoin de vous…, combien les Ashaninkas de Vilcabamba ont besoin de votre aide.
Avec mon respect, mon amitié et beaucoup d’espoir à votre foi en la Vie.
Jéromine Pasteur


Les dons sont maintenant possibles par Internet directement sur www.chaveta.org
avec votre carte bancaire, par le biais deque tous les habitués du web connaissent et reconnaissent comme une formule sérieuse de paiement en ligne...
par Jéromine Pasteur publié dans : L'association Chaveta
Vendredi 10 novembre 2006

Chez Marie

J’avais pourtant dit que je ne parlerais pas de «madeleines», mais ici, impossible de résister. Chez Marie, l’escalier qui menait au premier se cachait derrière un rideau de velours rouge. L’abord en était sombre. L’air y stagnait. Je ne sais plus s’il y avait là une fenêtre ; une lucarne peut-être. Qu’importe, il n’y avait rien à voir.
La pénombre m’obligeait à progresser lentement, mais les marches hautes et un rien d’inquiétude accéléraient ma respiration. Puis, vite, le plaisir prenait le pas sur la peur. Tout n’était qu’effluve délicieusement sucré. Sans savoir pourquoi, cela me faisait rire. Premier contact avec un plaisir qui n’appartenait qu’à moi seule. Eveil des sens. Désir de goûter à la vie.
Parvenir au sommet de l’escalier était presque regrettable. J’aurais aimé plus d’étages, m’échapper plus longtemps. J’avais compris la joie de pouvoir profiter d’un moment parfait rien qu’à moi, loin de l’ordinaire!


Extraits de "Et sur les rives de ma vie..."
Jéromine Pasteur
Editions Arthaud


Mercredi 8 novembre 2006

Tant vaut l’homme, tant vaut la chose

«Tant vaut l’homme, tant vaut la chose», disait mon grand-père.
Et c’était vrai. J’ai rencontré des «capitaines» sans noblesse et des «matelots» au coeur de chevalier. Ceux que l’argent rendait méprisables, et d’autres qui bâtissaient du bonheur avec un sou.
Mon grand-père ajoutait aussi : «Errare humanum est», car il était bon et généreux. Et moi, je l’écoutais avec fascination.
Un jour, j’avais douze ans peut-être et mon frère seize mois de moins – oui, j’ai un frère, Fabrice, j’y arrive –, avec un boucher de ses connaissances, mon grand-père découpai un veau sur un étal installé pour l’après-midi. De la belle viande de charolais allait remplir le congélateur pour des mois.
A tout instant de sa vie, mon grand-père sortait de sa poche le Laguiole que je lui connaissais et l’aiguisait de ce geste que, de lui, j’avais appris à mon tour.


Extraits de "Et sur les rives de ma vie..."
Jéromine Pasteur
Editions Arthaud


Lundi 6 novembre 2006

Je cherche un ailleurs

" En vérité, je n’avais aucune raison de voyager, de chercher ailleurs. Très vite, je découvrais un univers de sécurité et de paix auquel rien ne manquait : je vivais, du moins durant les vacances, au coeur du paradis sur terre, et aucune aventure n’aurait pu m’arriver que déjà j’aurais connu la plénitude.
Mais sans doute, la plénitude, quand on y a goûté , devient-elle le moteur de chacun de nos pas.
Pour Dali, le centre du monde était la gare de Perpignan.
Pour moi, il est au 12 de la rue du Marquis-d’Ancre, au sein d’un jardin de fleurs et de fruits abrité des regards intrus, blotti sur une île, au pied d’un château fort, à Decize. Decize en Loire assise.
Le jardin n’a jamais changé de taille. De ma naissance au dernier jour où j’ai eu le droit de me fondre à son merveilleux, il est resté le même, juste à la dimension de mon âme.
Découpé en trois paliers, sans se départir de ses auspices, sa pente incitait à l’envol sans faire un seul pas. Au nord, les murailles d’enceinte de la ville le gardaient de trop d’élan. Sur l’ouest, un mur de pierres sèches recueillant les rameaux d’une vigne lascive en limitait l’essor. Au sud, la Boire, un bras échappé à la Loire suivi d’un étang, lui donnait une allure de port, où un ponton de planches accueillait une barque solide, toujours prête au départ.
Sur l’autre bord de l’eau, un pré étendait mon paradis jusqu’à l’orée de ma vue – pour mon plus grand plaisir, je suis légèrement myope et je vis isolée de ce qui n’est pas à portée de mon intérêt –, puis il s’ouvrait sur le monde du dehors, mais si loin que celui-ci ne semblait qu’un tableau meublant l’espace. A droite, par-dessus la Loire qui paressait le long du pré, je distinguais la digue et l’écluse menant au canal latéral. Rien qui ne mette en danger mon royaume. Enfin à l’est, le potager du voisin permettait l’évasion jusqu’à une plantation de peupliers qui grandissaient avec moi."


Extraits de "Et sur les rives de ma vie…"
Jéromine Pasteur
Editions Arthaud


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