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Lundi 19 septembre 2005
Les 1er et 2 octobre 2005
10ème Festival BD de Haute-Normandie
organisé avec le concours de la Ville de Darnétal.

Du 12 au 30 septembre 2005 Au Conseil Général de Seine Maritime.
Expo SHELENA dans le cadre du thème "L'Amérique du Sud en bandes dessinées".

Le 2 octobre  Espace Ferry - 14H.
Rencontre avec Jéomine Pasteur

Pour en savoir plus sur ce festival: http://www.festivalbddarnetal.com/
 
par Jéromine Pasteur publié dans : Rendez-vous
Mardi 2 août 2005

TRISTESSE ET CONSTERNATION
Le trafic de bois précieux fait des ravages
LE LONG DE LA VALLÉE DU CUTIVIRENI

Août 2005 : Nous ne revenons pas de notre dernier voyage avec de bonnes nouvelles.



La vallée est, depuis trois mois, envahie par les bûcherons travaillant pour les entreprises de bois précieux.
C’est l'acajou qui est visé.


Nos amis Asháninkas voient, depuis la fin du mois de mars, leur territoire ancestral envahis par des dizaines d'hommes armés de tronçonneuses.

Ceux-ci abattent tous les acajous qu’ils repèrent, jusqu'au plus profond de la vallée du Cutivireni.


Ces hommes ont également des fusils et ils chassent, tuant une grande quantité de gibier dans la région.



CET ABATTAGE EST TOTALEMENT ILLÉGAL

1 - L'acajou est un arbre qu'il est interdit d’abattre au Pérou.
2 - Il est de toutes les façons obligatoire d'obtenir un permis pour l'abattage de n'importe quel arbre que ce soit. Mais ces hommes n'ont aucun permis d’abattage, aucun papier expliquant la raison de leur présence.
3 - Ces hommes abattent des acajous au sein des territoires asháninkas qui sont interdits de pénétration par des colons. Ils abattent également l'acajou plus à l’intérieur du territoire, au sein de la réserve communale ashánihka, territoire appartenant au gouvernement péruvien, et enfin ils abattent de l'acajou jusque dans la réserve naturelle du parc national Otishi.


La situation est dramatique pour cette forêt primaire et pour les Asháninkas isolés volontaires de Vilcabamba.
La situation est aussi dangereuse pour ceux qui tentent de s'opposer à ce massacre écologique.
Dangereuse pour les Asháninkas qui veulent se mettre en travers du chemin des bûcherons.
Dangereuse pour ceux qui soutiennent les Asháninkas.
 
par Jéromine Pasteur publié dans : L'association Chaveta
Jeudi 26 mai 2005

Newletter N° 5 - 26 Mai 2005
de passage en France...



Association Chaveta/Jéromine Pasteur - BP 24 - 91071 Bondoufle cedex - info@chaveta.org

" Pour me permettre de survivre à tes côtés,
avec paix et félicité,
aides moi à apprendre ton monde"


Oacotaca, 20 ans, jeune femme Ashaninka amie de Jéromine


Voilà bien ce que, inlassablement, recherchent les Hommes : paix et félicité pour parcourir le chemin entre la naissance et la mort, puis accueillir le trépas avec sérénité.
En agissant dans ce sens pour soi et les autres, nous nous effacerons sans regret.
Chers amis,

A la veille de mon départ pour rejoindre les Ashaninkas, je veux vous remercier de votre générosité. Même si vous n'avez pas tous versé un don, chers abonnés à notre newsletter, vous êtes cependant une majorité à avoir répondu à l'appel des Ashaninkas.

La totalité de vos dons atteint un montant de 5923 euros.
Il nous fallait 4795 euros pour oser mettre en place l'école.

Donc c'est gagné:
la première année scolaire est assurée!

Les Ashaninkas de Parijaro ont appelé l'école: Chaveta-Parijaro. Leur école! Mais aussi votre école car, sans vous tous, sans vos dons qui ont varié de 5 à 1200 euros… (un immense merci à Jean-Paul), sans votre générosité et votre prise de conscience, il n'y aurait pas eu d'école pour les enfants isolés volontaires de Parijaro.
Je vous le rappelle l'école est bilingue et l'instituteur est un Ashaninka de la région de Satipo.
Un jeune homme que je ne connais pas encore mais que j'ai hâte de rencontrer dans quelques jours. J'aurai tant de choses à vous raconter à mon retour….


Je veux également encore saluer la grande générosité de "Nature et Découvertes", qui, à travers le "coup de cœur" de Delphine, nous a permis de prendre confiance en notre démarche et de faire nos premiers pas.
Et le pendentif en argent vous attend toujours dans leurs nombreuses boutiques.

Cette donation n'est pas comprise dans le montant global indiqué ci-dessus, car je vous précise encore que vos dons sont employés intégralement directement sur le terrain.

Et puis nous avons, ces derniers mois, construit et rédigé un dossier de 80 pages à l'intention des grandes ONG et des entreprises éventuellement capables de nous soutenir, afin de trouver des fonds pour réaliser les trois principaux projets pour les Ashaninkas.

La demande formulée par les indiens Ashaninkas "isolés volontaires" de Vilcabamba porte sur les éléments suivants :


• les aider à comprendre le monde qui les entoure et auquel ils sont de plus en plus confrontés, et leurs donner les moyens d'apprendre à communiquer avec lui.
• enrayer l'épidémie de tuberculose et leur offrir les moyens de répondre à leurs besoins de soins primaires.
• faire cesser l'abattage illégal du bois précieux (acajou) sur leurs territoires.

A ce jour personne n'a encore répondu à notre appel. Il faudra de la patience et beaucoup d'espoir, et nous en avons. Et puis du temps! Ce temps qui, au cœur de nos sociétés modernes, nous manque si affreusement! Je vous rappelle à ce propos que tous les membres de l'association Chaveta sont des bénévoles et qu'ils ont tous offert des centaines d'heures à l'association.

Donc, un grand, très grand merci à tous!

Les prochaines nouvelles sont pour dans deux mois (7 à 8 semaines, sans doute). Je serai toujours en forêt, mais j'aurai en principe pu faire passer un message.
Mais sachez déjà avec certitude combien les enfants de Parijaro sont heureux!

De plus l'école ayant ouvert le 26 avril dernier, la première "visite de conformité" a été réalisée par le spécialiste en éducation indigène, délégué du ministère de l'éducation. Car bien que l'école soit privée, le ministère de l'éducation a, en toute logique, son mot à dire.
Et Chaveta-Parijaro a été déclarée l'une des meilleures écoles de la zone du rio Ené.

Nous pouvons tous être fiers !


L'année scolaire se termine en décembre au Pérou, et donc en forêt également, pour reprendre fin avril. Mais nous en reparlerons, car il faut évidemment poursuivre notre action l'année prochaine...
...et celles à venir.

Il me reste à vous souhaiter un bel été.
Mes sincères amitiés à tous.


Jéromine      
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© Mai 2005 - Textes et photos Jéromine Pasteur (sauf mention contraire)
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par Jéromine Pasteur publié dans : L'association Chaveta
Samedi 16 avril 2005

Newsletter N° 9 - 16 avril 2005
Ushuaia, sud de la Patagonie argentine.



Cette semaine, vous recevez le dernier volet de notre newsletter consacrée à la Géorgie du Sud.
Si vous avez manqué une newsletter, pas d'inquiétudes, le dossier complet sera installé prochainement sur www.jerominepasteur.com, avec encore plus de photos et de détails.






Têtes de harpons
Ouvertes en 1906, les stations ont fonctionné jusqu'en 1960. Depuis, elles sont abandonnées aux éléments, et les vents furieux de cinquantièmes hurlants se chargent de démolir petit a petit ce qu'il en reste.

Pendant les deux premières années de l'exploitation des stations, les chasseurs ne sortiront pas de la baie de Cumberland, tellement le nombre de baleines était important. Aujourd'hui, il est rare d'en voir une en Georgie.

De loin, on a l'impression qu'il suffirait d'appuyer sur un bouton pour tout remettre en marche, mais il n'y a pas un homme dans ces rues désertes!

D'ailleurs, il est interdit d'entrer dans les ruines. Mais en approchant, on ne trouve qu'amas de tôles, vieilles maisons remplis de mobilier brisé, ateliers mis à sac, machines hors d'usage, rayonnages plein de matériel à détordre...
En Géorgie du Sud, est passée la guerre des Malouines!

Mais les animaux sont partout, reprenant place là où ils avaient toujours été rois.

Les animaux ont colonisé les stations
Images d'un monde...

...au bout du monde


Envie de ne plus jamais repartir....
Alors, peut-être à l'année prochaine, amis de Georgie.............

Et vous, amis de France, à bientôt avec une autre « newsletter »
Jéromine

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© Avril 2005 - Textes et photos Jéromine Pasteur (sauf mention contraire)
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par Jéromine Pasteur publié dans : Carnets de voyages
Dimanche 10 avril 2005

Newsletter N° 8 - 10 avril 2005
Ushuaia, sud de la Patagonie argentine.



Cette semaine, vous recevez le cinquième et avant-dernier volet de notre newsletter consacrée à la Géorgie du Sud.
Si vous avez manqué une newsletter, pas d'inquiétudes, le dossier complet sera installé prochainement sur www.jerominepasteur.com, avec encore plus de photos et de détails.


Ils vivent sur la plage, mais leur préférence va aux grottes, malheureusement rares en Géorgie.

Aussi, dés qu'ils le peuvent, les éléphants se réfugient dans les maisons des stations baleinières désaffectées.
Cet éléphant a sans doute quatre mois. Sa mère l'a nourri constamment pendant 23 jours après sa naissance, et le bébé a pris 9 kilos par jour! Puis la mère l'a laissé vivre sa vie, pour, elle, repartir se nourrir au grand large.
Elle ne reviendra pas. Les éléphants mangent principalement des calamars qu'ils pêchent jusqu'à des profondeurs de 1900 mètres!
Sa mère partie, le petit éléphant va d'abord vivre sur ses réserves puis, au bout d'un mois, à son tour, il va commencer à chasser autour de la plage où il est né.
Puis il ira de plus en plus loin.
Les mâles passent des heures à mimer des combats. En période de reproduction, ils se battent violemment, jusqu'à l'abandon total de l'un des deux.

DORMIR !

Comme ici, en période de mue, les éléphants dorment sur la plage collés les uns aux autres pour mieux conserver leur chaleur.
Mais si la température descend, s'il pleut ou quand il y a du vent, ils se mettent à l'eau où ils sont moins vulnérables.
La semaine prochaine : La Géorgie du Sud, un monde au bout du monde...
A suivre...

Jéromine

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par Jéromine Pasteur publié dans : Carnets de voyages
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